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L'environnement

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- Les faunes anciennes du Quaternaire

 

- Le temps des grands carnivores

 

- Les faunes du début du Würm récent

 

- Les faunes du maximum glaciaire würmien

 

- Les faunes de la fin du Würm

Les faunes anciennes du Quaternaire

Ces faunes ont évolué lors de la formation de "l’étage villafranchien" entre -3 millions et -1 million d’années. En Europe, elles se composent d'espèces archaïques auxquelles se joignent, au fil du temps, les premières formes quaternaires, proches des actuelles.
On peut considérer "l’étage villafranchien" comme une phase de transition qui se caractérise différemment selon les régions, la période et l’adaptabilité des espèces animales aux variations du climat. Les unes s’éteignent et sont remplacées par de nouvelles formes migrantes d’Asie (certaines hyènes, les félidés quaternaires, le glouton, le thar), d’autres cohabitent, voire s’adaptent en se modifiant : ours, mammouths, chevaux, cervidés, sangliers, bovidés.
Le bouleversement biologique majeur se situe entre -1 million d’années et - 800 000 ans, lorsque s’installe de façon nette le cycle des glaciations, accompagné de faunes principalement steppiques. Cependant, des zones plus protégées permettent le maintien de formes archaïques (macaque, chien étrusque, rhinocéros étrusque, certains félins à dents de sabre) jusqu'aux alentours de - 400 000 ans.
En Europe, les premières traces d’occupation humaine dateraient de cette période de grand renouvellement des faunes. A la “ charnière ” de trois continents, le site de Dmanisi (Géorgie) est, à l’heure actuelle, le plus ancien connu (vers -1,7 million d’années).

Le temps des grands carnivores

Entre - 120 000 et - 35 000 ans (Würm ancien), les carnivores ont connu un essor sans précédent. Les conditions environnementales ont en effet permis le développement des herbivores et de leurs prédateurs. Le fait le plus remarquable demeure la prolifération du plus fréquent des carnivores : la hyène des cavernes.

Les faunes du début du Würm récent

Entre -35 000 et -22 000 B.P., durant la première moitié du Würm récent (correspondant au développement de l'Aurignacien et du Périgordien) s'installent des conditions climatiques contrastées qui oscillent entre froid et tempéré.
Les espèces animales traduisent les fluctuations environnementales dont le caractère le plus marquant est, dans la grande plaine européenne, le développement de vastes espaces herbeux, la "steppe à mammouths".
En Aquitaine, les épisodes froids voient la prédominance du renne - dont la taille diminue avec l'aggravation de la rigueur du climat - accompagné du cheval (désormais représenté par la sous-espèce Equus caballus gallicus), bison, chamois, bouquetin, quelques cerfs, et accessoirement quelques mammouths, rhinocéros laineux, renards polaires, lièvres variables, spermophiles et campagnols des neiges. Bœuf musqué et phoque apparaissent à l'état de traces.
En période tempérée, les espèces froides se maintiennent mais sont dominées par cerfs et aurochs accompagnés de chevreuils et sangliers, et, plus rarement, d'un petit équidé, Equus hydruntinus, ainsi que du mégacéros.

Les faunes du maximum glaciaire würmien

Couvrant les cultures solutréenne et badegoulienne, entre -22 000 et -17 000 B.P., le dernier maximum glaciaire connaît son apogée vers -19 000 B.P. Ce "pléniglaciaire" modifie considérablement l'environnement physique (importante régression marine, extension des glaciers,  expansion des pergélisols et des dépôts éoliens) et biologique. Dans le grand Sud-Ouest, le renne est désormais prédominant, suivi par le cheval, animal steppique par excellence. Leur sont associés bouquetin et chamois (y compris en plaine), bison des steppes, lièvre variable, renard polaire, chouette harfang. Le cerf parvient à s'accorder de ces rudes conditions, et le mammouth est également attesté.
C'est une période de grande migration pour quelques espèces particulières : le bœuf musqué arrive des hautes latitudes, l'antilope saïga des grandes steppes d'Asie Centrale. Les animaux forestiers, chevreuil et sanglier, sont probablement repoussés vers le Sud. Vers -20 000 BP, l'ours des cavernes semble disparaître totalement.

Les faunes de la fin du Würm

L'environnement animal du Magdalénien et de l'Epipaléolithique fluctue au gré des épisodes climatiques qui se succèdent entre -17 000 et -10 000 B.P.
Les conditions semblent désormais propices au bon développement des herbivores tels, en plaine, le bison des steppes et le cheval jusque vers -13 000 B.P. L'antilope saïga est même parfois, en Gironde, l'animal le plus chassé entre -15 000 B.P. et -14 000 B.P. Le renne profite des conditions extrêmement favorables dans les régions de faibles coteaux jusqu'à -12 500 B.P. Cette date marque le début d'un bouleversement paléo-environnemental qui va durer jusqu'à environ -11 000 B.P., correspondant au passage du Magdalénien final à l'Azilien.
Dès lors, le renne est progressivement remplacé par le cerf avant de disparaître définitivement de nos contrées, comme l'antilope saïga, le mammouth, le rhinocéros laineux. Le bison des steppes cède sa place à l'aurochs arrivant de régions plus méridionales. D'autres espèces de type glaciaire (renard polaire, lièvre variable, lagopède, chouette harfang) sont remplacées par des animaux plus forestiers  (chevreuil et sanglier dans un premier temps, puis castor, lapin et, plus tard, l'élan). Bouquetin et chamois remontent en altitude. Le cheval développe une nouvelle forme Equus caballus arcelini, avant de disparaître de nos contrées pendant quelques millénaires. D’autres espèces, qui ont fortement marqué la Quaternaire, vont progressivement s’éteindre, tels le mégacéros, l’hyène des cavernes et le lion des cavernes.
Un bref refroidissement entre -11 000 et -10 000 B.P. ne modifiera plus les faunes, qui s'installent dans la phase interglaciaire que nous connaissons encore.

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